Turquie05_081Pour cette navigation le long des côtes de Lycie, nous sommes partis à 2 en louant des kayaks sur place. La logistique avant et après notre randonnée était assurée par notre loueur (Ekomarin sea kayak center) : navettes aéroport, prêt de cartes, navette retour etc... Vu le temps dont nous disposions, nous avons regretté de n'être pas parti un peu plus à l'ouest. Cependant, la chaleur à cette période de l'année ne permet pas de réaliser de grandes étapes sauf en naviguant très tôt le matin ou tard le soir.

  • Mardi 12 juillet 2005

Nous sommes arrivés à l’aéroport de Dalaman dans la nuit et un minibus nous a emmenés au lieu de départ ou nous avons passé la nuit dans une petite pension de famille sur le front de mer.

Gocek est un petit port touristique qui a gardé un certain cachet. En attendant nos kayaks, nous allons faire nos emplettes dans un petit supermarché. En une heure c’est bouclé. Nous retrouvons à 10h Gokhan et Diarmuid qui nous apportent les kayaks et le matériel. Nous faisons le point sur l’itinéraire et globalement, ils ont l’air plutôt sérieux et soucieux des problèmes de sécurité. Ils nous regardent nous préparer, nous aident à compléter nos réserves d’eau et semblent envieux quand nous partons vers 12h. Pour leur travail, ils ne partent pas pour de longs périples, et nous ne sommes pas surs qu’ils connaissent vraiment la cote que nous allons suivre. Ils viennent de Kas, beaucoup plus à l’est.

Comme rien ne presse, nous faisons le tour de l’île de Gocek avant de nous arrêter sur une grande plage de sable sombre où coule un petit ruisseau. C’est moyennement propre, mais vu notre manque de sommeil, nous ne sommes pas trop difficiles.

Pour terminer la journée, nous effectuons quelques exercices de sécurité pour tester nos kayaks (des Necky kyook).Sandrine s’entraîne à remonter dans son bateau, et Patrick se risque à quelques esquimautages et ça marche !Par contre du coté pêche, c’est l’échec total. Les fonds ont l’air assez dévastés et la faune plutôt rare. Sur la plage nous repérons plusieurs traces de tortues qui sont venues pondre.

Nav : 13km

  • Mercredi 13 juillet 2005 :

Nous démarrons vers 8h. La mer est calme et nous avançons bien. Le rivage en direction de Fethiye paraissant très monotone, nous mettons le cap sur les îles Adalari.  Le vent se lève au cours de la traversée. Nous contournons la première île et faisons une pause sur la plus grande. Nous montons au sommet profiter du paysage, surplombant le phare du cap avec son port minuscule pour y accéder. Le vent ce secteur W SW ne faiblit pas, bien au contraire, il atteint force 5 et nous préférons en rester là pour aujourd’hui, surtout qu’il y a une crique accueillante pour bivouaquer. Il y a beaucoup de bateaux de touristes mais vers 18h 30, ils disparaissent pour la plupart. Il reste cependant des bateaux de croisière et Sandrine doit mettre des boules quies pour pouvoir dormir.

Nav : 18km

  • Jeudi 14 juillet 2005:

Réveil à 5h. A 6h, nous sommes dans les kayaks et après avoir doublé le cap du phare de l’ile, nous entamons la traversée en direction de la rive opposée. Il n’y a pas de vent mais une houle résiduelle peu gênante. Nous avançons bien, et à cette heure là nous ne souffrons pas de la chaleur.

Plus nous avançons, et plus les falaises sont escarpées. De nombreuses grottes peu profondes jalonnent la navigation. Les abris sont rares, et à partir du cap Boz inexistants. Nous pensions en trouver un au fond de la baie d’Açikadia mais il n’y a aucun refuge et nous sommes contraints de poursuivre la navigation. Sandrine commence à accuser le coup, mais nous n’avons guère d’autre issue que d’avancer. Soudain deux bruits sourds avec comme une secousse semblent provenir du fond de nos embarcations. Cela fait une drôle d’impression. Un peu plus loin, un poisson mort flottant à la surface de l’eau et une barque au loin nous font supposer que la pêche à l’explosif a encore des adeptes. La météo est bonne et il faut en profiter bien que nous ayons pu accoster difficilement dans une crique rocailleuse. Nous repartons vers 11h. La mer est formée, mais il n’y a pas de vent. Le cap est austère, mais la suite est superbe avec de hautes falaises calcaires percées de nombreuses cavités. Brusquement de bleu foncé, l’eau devient turquoise et nous naviguons dans un bleu lumineux, très clair. Plus loin, nous entrons dans une vaste grotte hélas trop courte pour nos goûts de spéléologues.

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Après 6h de navigation, nous parvenons de l’autre coté de la presqu’île des 7 caps. Comme tous les endroits protégés, il y a de nombreux bateaux. Nous installons notre campement sous un petit bois de pins et d’olivier et Sandrine se remet de sa fatigue dans son hamac. Pour la sieste à l’ombre, cette cote est idéale, car il y a partout des pins et des oliviers.

Nav : 26 km

  • Vendredi 15 juillet 2005:

Nous embarquons vers 7h, assaillis par des guêpes belliqueuses et tenaces et même sur l’eau, il faut se défendre à coup de pagaie. La mer est bien formée, mais rien de très alarmant. Le baromètre est stable, et des échanges de SMS avec l’agence nous renseignent en cas de problèmes météo.

La cote est assez belle, variée et l’eau change sans cesse de couleur .Dans la baie de Olu Denni, elle devient turquoise mais parallèlement, une route arrive et la plage est couverte de transats qui attendent les touristes. Pédalos, sonos et animations nous font fuir. Nous allons vers le sud et croisons ce qui nous semble etre un village. Quelques courses seraient les bienvenues. En fait, c’est plutôt un immense village de vacances et à peine débarqués nous sommes refoulés par un Taras Boulba musclé qui nous précise que c’est privé. Nous repartons donc pour finalement débarquer sur la plage d’une plaine d’un km qui entaille la montagne haute de plusieurs centaines de mètres. Les falaises ocres et grises sont impressionnantes et encadrent cette plage accueillante. C’est le lieu dit la vallée des papillons. Aucune route n’y arrive. Changement de décor et aussi de standing. Ici, tout semble orchestré par une communauté de Baba-cool qui tiennent une buvette et un petit restaurant, et aussi un club de plongée. Il y a aussi des chèvres et tout un tas de cultures bien irriguées grâce au ruisseau qui vient de la montagne. Nous posons les kayaks sur la plage déjà bien occupée par des campeurs de tous poils. Nous allons ensuite remonter la rivière qui finit sur un canyon puis nous montons en haut des falaises par un sentier pittoresque et escarpé qui mène à un village et une route. Pas d’épicerie en vue mais un bar et une vue magnifique.

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La vallée aux Papillons

Le soir, nous campons sur la plage après une grande bière prise au bar. Compte tenu du nombre d’allemands, il n’y a que des grands modèles.

  • Samedi 16 juillet 2005 :

Départ 6h30. Nous doublons le cap Ak sans trop de vent ni de houle. Vers 9h, nous décidons de faire une petite pause sur une plage accueillante aux eaux turquoise. Pas assez attentif, Patrick se fait retourner au débarquement et les affaires mises dans l’hiloires et sur le pont passent à l’eau. Tout ce qui flotte est vite retrouvé, mais pas son appareil photo étanche qu’il avait autour du cou. Durant plus d’une heure et demie nous allons plonger en apnée sur le lieu du naufrage, mais rien n’y fait. Le moral en prend un coup et nous repartons un peu morose essayant de relativiser la mésaventure malgré tout. La cote reste très variée, avec des falaises et de petites grottes. Après le cap Kotu, nous nous arrêtons dans la baie. Il faut hisser les kayaks sur des blocs faute de plage suffisante. Nous dormons sur d’anciennes terrasses à coté d’une citerne et sommes encore harcelés par les guêpes pendant nos repas ce qui nous stresse un peu malgré les douceurs au menu.

  • Dimanche 17 juillet 2005 :

Réveil à 5h15. Nous embarquons encore dans la précipitation à cause des guêpes.Nous mangerons le pain perdu cuisiné la veille par Sandrine un peu plus loin dans les kayaks. Un petit vent d’Ouest s’est levé, mais il n’est pas trop gênant. La cote continue à etre assez hostile, les abris sont rares. En contrepartie, c’est superbe, et les falaises nous donnent envie de grimper tellement le rocher rappelle celui des calanques. Dans la baie de Gemilog, nous entrons dans une grotte aux reflets bleu lumineux. L’eau semble phosphorescente et les mouvements des pagaies accentuent cet étrange éclairage. Après le cap Yassi, d’autres grottes, dont une majestueuse avec un porche de 20m de haut.. Nous faisons une pause dans un porche peu profond à l’abris de la houle. Je m’essaie à l’escalade pendant que Sandrine explore les fonds. Vers 12h, changement de décor, nous arrivons à l’immense plage de Patara.. Nous nous arrêtons à son début, à l’embouchure dune jolie rivière. Hélas, l’endroit est très touristique et une horde d’enfants nous entoure. Nous repartons bien vite vers l’est après nous etre un peu dessalés dans l’eau douce pour trouver un endroit plus isolé .Le vent souffle nettement plus fort et de petits rouleaux déferlent sur la plage. Nous renonçons à aller visiter la rivière Essens car il y a vraiment beaucoup de monde. Nous continuons à longer la plage sur près de 7km et repérons enfin l’arbuste qui nous offrira un peu d’ombre pour notre bivouac. Enfin seuls.. Petits exercices de surf sur les rouleaux. C’est l’occasion, la mer est chaude, la pente homogène.

Nuit dans les dunes qui s’étalent sur des km avec à l’horizon les montagnes.

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  • Lundi 18 juillet 2005 :

Nous prenons la mer vers 7h. La plage est terriblement longue, mais nous jouissons de la lumière de l’aube qui colorie les dunes dans des teintes pastel allant du rose au jaune. Enfin, le cap est atteint. Nous visitons de jolies grottes puis la cote devient plus ébouleuse et moins spectaculaire. Jusqu’à Kalkan, la navigation est monotone et heureusement quelques luxueux bateaux distraient notre attention.

Kalkan est une petite ville très touristique mais le port est agréable et nous incite à faire des courses. Ensuite, la cote reste assez austère. Quelques grottes nous permettent de nous mettre à l’abris du soleil et de profiter de la fraîcheur apportée par des résurgences d’eau douce. Cependant nous ne voyons aucun endroit pour accoster et les bras sont de plus en plus lourds. Seule une plage en contrebas de la route peut nous permettre d’aborder, mais elle est envahie. Nous faisons le tour de l’île de Saribelen, mais elle est inabordable, défendue par des lapiaz acérés. Nous nous replions donc vers la plage de Kapitas et attendons la nuit pour monter notre moustiquaire. Comme chaque fois que nous sommes près d’une route, il y aura beaucoup de bruit, mais personne ne nous importunera.

  • Mardi 19 juillet 2005 :

La nuit ayant été courte à cause des promeneurs matinaux, nous reprenons la mer à 6h30. L’étape jusqu’à Kas est assez fastidieuse malgré quelques grottes. Nous arrivons après 4h30 de navigation. La ville est plutôt jolie. Nous prenons contact avec Ekomarine, notre loueur de kayaks. Murat Draman, le patron, est sympathique et passionné par sa région. Un de ses guides nous aide à préparer la suite de notre périple. Cela sera beaucoup plus cool, la fatigue se fait sentir et nous prévoyons des étapes plus courtes, d’autant qu’il y a plus de possibilités de bivouac.

Repas au restaurant, glaces et bières à gogo, et nous repartons dans l’après midi pour dénicher un petit bivouac très confidentiel dans une ancienne petite maison ouverte sur la mer dans la baie voisine.

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  • Mercredi 20 juillet 2005 :

Grasse matinée et départ à 8h. Nous quittons la baie et gagnons les îlots d’Heybeli pour une petite baignade avec vue sur de jolis fonds, mais nous restons peu de temps car au loin de nombreux bateaux de plongeurs arrivent. En passant de l’un à l’autre, nous nous rendons compte que nous sommes à portée de pagaie de l’île grecque de Castellorizo. Bien que nos partenaires Turques nous aient dit qu’il était interdit d’y aller, nous n’hésitons pas une seconde . Arrivés au port, nous apercevons bien un poste militaire, mais, comme on ne nous demande rien, nous partons visiter. Le décor est totalement différent et nous retrouvons le style grec avec ses murs blancs, ses ruelles étroites et ses fenêtres colorées. Nous traînons dans le village puis montons au sommet de l’île qui offre une vue panoramique sur l’archipel environnant et la baie de Kras. Nous avons plaisir à marcher et a faire un peu de dénivelé malgré la chaleur. La terre a l’air bien pauvre. Il y a peu d’arbres, beaucoup de lapiaz et de petites parcelles gagnée sur les champs de pierres.

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Castellorizo

Avant de repartir du port, nous achetons quelques produits locaux, en, particulier du Raki qui nous rappelle nos séjours en Grèce. Nous trouvons un bivouac dans d’anciennes carrières situées au bord de l’eau près du cap nord de l’île et qui nous offrent de belles terrasses horizontales ou nous installer. Des adolescents du village viennent nous faire une démonstration de sauts et plongeons du haut de la falaise. L’un d’eux est français et nous bavardons un peu.

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Les îlots d'Heybeli et la baie de Kas (au fond) vus depuis le sommet de l'île grecque de Costellorizo. Le bivouac se situe dans l'anse visible à droite du ferry.

  • Jeudi 21 juillet 2005 :

Nous prenons la mer vers 7h.Il n’y a pas de vent et nous commençons à longer l’ile par sa cote Nord est afin de trouver une grotte renommée : la grotte bleue. Les jeunes de la veille nous ont très vaguement donné sa localisation, mais au bout d’une heure et demie de pagaie sous d’immenses falaises nous abandonnons et faisons demi tour.

Nous nous arrêtons à nouveau sur une des îles Kovan et plongeons pour aller voir un canyon indiqué par Murat. C’est beau, mais la faune est limitée. Nous souffrons un peu de la chaleur pour rejoindre la cote et trouver une plage au fond de la baie de Cobanburnu. C’est un endroit très protégé, bordé par deux îlots et occupé par un ensemble de bâtisses laissées à l’abandon. Nous profitons de la terrasse et de l’ombre pour nous installer. Il fait de plus en plus chaud et nous sommes KO. Une sieste s’impose.

Une famille de pêcheur vient se mettre à l’ancre face à nous dans la baie en attendant le crépuscule, pour aller pécher ou relever les filets. Comme souvent, quand nous voyons des barques, ils nous font un petit bonjour de loin.

Nav : 14km

  • Vendredi 22 juillet 2005 :

Départ 7h 30. La cote est désormais plus monotone. Coté pêche, après avoir changé pour l’énième fois de type de ligne, je commence à désespérer…

Derrière le cap Ulu, nous retrouvons quelques falaises puis un petit canyon qui nous préserve un moment du soleil. En face de l’île Kormen, nous nous arrêtons dans une autre gorge propice à un bivouac. Le vent se lève et quand nous repartons, la mer commence à être hachée. Il forcit de plus en plus et nous pousse vers le fond de la baie. Celle ci est encadrée par d’imposantes ruines en partie immergées. Nous nous installons dans l’une d’elle à l’abri du vent et du soleil.. Après la sieste devenue quotidienne, nous montons visiter les vestiges qui se dressent au-dessus de nous. Au milieu des oliviers, surgissent des tombeaux taillés dans la masse, des murs, et des blocs cyclopéens qui devaient faire partie des fortifications. Quelques sarcophages sont en partie immergés.

Vers 17h, nous décidons d’aller de l’autre coté de la presqu’île ou on nous a indiqué un restaurant. En 20mn de traversé au milieu d’une terre complètement desséchée, nous arrivons vers deux restaurants sur pilotis. Au menu, poisson grillé, salade et frites. Le tout avec une bière que nous apprécions tout particulièrement. Comme partout, les hôteliers sont charmants. Ils viennent s’installer avec nous pour manger de la pastèque. IL faut dire que nous sommes les seuls clients, malgré les drapeaux de tous les pays installés en guirlande pour attirer les touristes. Retour dans notre ruine vers 20h30 à la tombée du jour.

Nav : 14km

  • Samedi 23 juillet 2005 :

Le vent s’est calmé. A 6h30, nous sommes sur l’eau. Nous faisons tout le tour de la presqu’île de Sicak. Il n’y a aucun véritable abri et nous sommes heureux de bénéficier de bonnes conditions. En 2h30, nous atteignons l’île de Kara qui marque l’entrée de la baie d’Oludeniz, entre l’île de Geykova et le continent. Nous allons visiter un autre site archéologique déjà assailli par les bateaux de touristes. Nous nous replions donc bien vite sur Kara, déserte. Nous bullons toute la journée : ballade, plongée et faute d’être bien chaussé Patrick tombe et se lacère les jambes et la plante des pieds. Heureusement, même si c’est douloureux, c’est superficiel. Comme d’habitude le vent a forci en fin de matinée nous dissuadant d’aller visiter la cote extérieure de l’île de Geykova. Ce sera pour la fin de journée.

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  • Dimanche 24 juillet 2005 :

Nous mettons le cap sur Uçagiz. C’est l’un des principaux points de départ des bateaux touristiques. Il y a quelques magasins, mai surtout des échoppes de souvenirs. Vu l’heure, nous nous laissons tenter par un repas au restaurant, le menu choisi est toujours le même : poisson, pomme de terre, salade. Nous trouvons ensuite un bivouac au fond de la baie. C’est un peu vaseux mais très calme.

Nav : 12km

  • Lundi 25 juillet 2005 :

Sandrine est un peu brassée. Est ce le repas de la veille ? Nous quittons la baie alors que la marée pourtant faible commence à découvrir les plages d’argile rouge transformant la zone en bourbier. Nous nous arrêtons à Kalekoy. Ce superbe village de pécheurs est dominé par une forteresse byzantine en ruine. Du sommet, nous pouvons voir toute la baie et nous en profitons, car vu l’heure matinale, nous sommes les premiers touristes. Nous continuons à longer la cote vers l’est et au niveau de l’île de Kisneli, nous traversons pour rejoindre l’extrémité de l’île de Kekova et jeter un œil derrière le cap sur la cote extérieure. Le vent et la houle nous font renoncer et nous nous replions sur la visite des îles plus protégées mais dont les criques sont envahies par les bateaux de croisière.. Nous finissons par trouver un bon lieu de bivouac sous le village de Kapaski, dans le fond d’une gorge étroite inoccupée.

Nav : 14km

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Le village de Kalekoy

  • Mardi 26 juillet 2005 :

C’est notre dernier jour de navigation, et il ne reste que quelques km avant la plage d’Andraike. Nous embarquons tranquillement. La cote n’a pas grand intérêt. A l’entrée de la baie, nous nous enfilons dans l’embouchure d’une jolie rivière bordée de palmiers et de lauriers roses. Plus en amont, le cours d’eau serpente dans un dédale de roseaux. Nous progressons de quelques km jusqu’à ce que la végétation barre complètement le passage… Nous nous rendons ensuite au port ou les bateaux de touristes commencent à faire une longue farandole en direction de Kekova. Comme le rendez vous est fixé au lendemain, nous avons encore le temps d’aller voir la cote plus à l’est. En fait, c’est monotone, les camps de vacances commencent à être nombreux et le vent forcit si bien que nous nous replions sur la visite de la seconde rivière qui se jette dans le port. Ce n’est pas très intéressant, plutôt le genre canal et elle longe une route. Nous finissons par aller nous installer au débouché de la première rivière qui offre un beau coin de bivouac avec dunes, pins et de l’eau douce pour rincer le plus gros du matériel.

Nav : 10km

  • Mercredi 27 juillet 2005 :

L’agence vient nous chercher au port et nous emmène à la ligne de bus la plus proche ou nous pourrons rejoindre Antalya et prendre notre avion.

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